Que l’histoire ne se répète pas ! Les syndicats d’enseignants sonnent ainsi l’alerte pour le respect des accords signés avec le gouvernement.

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Face aux journalistes hier, mercredi 9 mars, le Saemms et le Cusems ont averti le gouvernement pour le respect des accords signés récemment. Les syndicats d’enseignants dénoncent le fait qu’ils n’ont pas été associés aux concertations sur le réaménagement du calendrier scolaire.

Que l’histoire ne se répète pas ! Les syndicats d’enseignants sonnent ainsi l’alerte pour le respect des accords signés avec le gouvernement.

En conférence de presse hier, mercredi 09 mars, le Saemms et le Cusems ont mis en garde le gouvernement. « Ça fait longtemps que nous signons des accords et à chaque fois, la rengaine du non-respect des accords revient et c’est la raison pour laquelle nous alertons. C’est notre devoir d’alerter puisque nous venons de signer des accords avec la partie gouvernementale. Nous, nous considérons que ces accords sont tellement importants que le gouvernement devra avoir l’obligation de les respecter cette fois-ci », a déclaré le secrétaire général du Saemmss, Saourou Sène. Les syndicalistes ne souhaitent pas revivre le scénario des accords de 2018 qui a été à l’origine des grèves répétitives qui viennent de prendre fin. Face aux journalistes, ils ont fustigé la démarche du gouvernement en ce qui concerne le réaménagement du calendrier scolaire.

 Selon eux, le gouvernement a agi seul. « Nous l’avons toujours dit au ministre de l’Education. Nous ne sommes pas dans une co-gestion du ministère de l’Education nationale mais que ce ministère, dans tous les pas posés, méritait qu’il y ait des concertations. Le calendrier qui a été réaménagé, nous l’avons reçu au même titre que vous. Il n’y a pas eu d’échanges entre nous et le ministère sur ce calendrier réaménagé», regrette le secrétaire général du Saemms.

Les syndicats d’enseignants n’ont pas manqué de dénoncer les ponctions effectuées sur les salaires des enseignants pendant les grèves. « A l’issue de cette grève, nous avons senti de lourdes ponctions qui ont pesé surtout sur les contractuels et ces ponctions, je considère que certains d’entre elles ne répondent pas aux normes parce que parfois même on a pris plus le tiers du salaire », a indiqué Saourou Sène. Pour rappel, après plus de deux mois de perturbations des cours à cause des grèves pour le respect des accords signés, les syndicats d’enseignants et le gouvernement sont parvenus à un accord pour l’apaisement de l’espace scolaire, le 26 février dernier.

Dans le cadre de l’amélioration du niveau de rémunération des agents du système de l’éducation et de la formation, le gouvernement a pris plusieurs mesures. On peut citer, entre autres, la « revalorisation de la prime scolaire au profit des instituteurs, instituteurs adjoints et contractuels à 210% (de 25000 à 80000 F Cfa), le relèvement de l’indemnité d’enseignement de 50% à 60%, l’augmentation de l’indemnité de contrôle et d’encadrement à 100% ». Ces mesures devront prendre effet à partir du mois de mai prochain.

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