Macky contre la montre tic tac tic tac bonjour 2024

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Que fera le président ? Cette question taraude bien des esprits, dix jours après les élections législatives qui ont vu la percée de l’opposition autour de Yewwi et de Wallu

Le temps est la denrée la plus précieuse pour le camp de la majorité présidentielle. A 18 mois de la prochaine élection, cette fois présidentielle, l’horloge politique est bien lancée. Alors que beaucoup pensaient que le mercredi 03 août était la dernière réunion du conseil des ministres, le gouvernement est encore convoqué ce mercredi 10 août, prolongeant le suspense sur fond de grosses manœuvres politiques. Le président s’était replié à Popenguine pour bien refléchir, parce qu’il est clair que toute erreur de casting se paiera cash.

Que fera le président ? Cette question taraude bien des esprits, dix jours après les  élections législatives  qui ont vu la percée de l’opposition autour de Yewwi et de Wallu. Plusieurs options sont en vérité sur la table. L’une d’entre elles, c’est le retour des enfants bannis de la République. Quatre noms : Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Bâ, Mouhamadou Makhtar Cissé et Aminata Touré. Tous, ont connu des fortunes diverses, après l’élection présidentielle de 2019. Aminata Touré peut bien, sauf entourloupe majeure se retrouver à la tête de l’Assemblée nationale ; ce qui consacrerait pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, une femme à la tête de l’une des institutions les plus prestigieuses du Sénégal. Aucune dame n’a en effet été portée à la tête de l’Assemblée nationale, depuis que le Sénégal est République. Mais le cas d’Aminata Touré intrigue, ‘’car, autant elle semble avoir les capacités et le profil du poste, autant, elle est combattue au niveau de l’Apr où elle est toujours vue comme une étrangère qui a des positions connues sur le troisième mandat’’. Les coups portés contre elle finiront-elles par avoir raison d’elle ?  Autres questions majeures, dans le contexte actuel, le président peut-il se passer des quatre nommés, sans coup férir ?

L’on évoque bien d’autres options qui s’offrent au chef de l’Etat. Prendre un PM technocrate sans coloration politique, comme il l’avait fait à son accession au pouvoir en 2012, nommer un PM issu de l’opposition –ce qui est très peu probable- ou enfin choisir un des caciques de son régime. Quelques noms commencent déjà à circuler comme étant pressentis au poste. Parmi eux, il y a celui d’El Hadj Omar Youm qui revient avec insistance, selon des sources généralement bien informées.

Tête de liste de la majorité dans le très disputé département de Mbour, ancien directeur de cabinet du président de la République, ancien ministre en charge des Infrastructures et des Transports terrestres, Monsieur Youm a des atouts considérables dans la course à la Primature. D’abord, il a été capitaine dans le plus grand département remporté par le pouvoir, Mbour, avec ses plus de 330 000 électeurs pour 4 sièges de députés. Ensuite, il y a son parcours dans le Gouvernement et le cabinet présidentiel qui font de lui un sacré candidat au poste. Last but not least, malgré son limogeage surprenant du Gouvernement, en novembre 2020, le maire de Thiadiaye a toujours su rester fidèle au président de la République.

Omar Youm, Aly Ngouille Ndiaye, le retour des bannis

Toujours parmi les caciques du pouvoir qui ont résisté au vent de changement et qui peuvent légitimement nourrir des ambitions, il y a le ministre en charge des Finances Abdoulaye Daouda Diallo, maitre incontesté dans le département de Podor où il a dirigé l’équipe de la majorité, épaulé par les ministres Cheikh Oumar Hann et Aïssata Tall Sall, ainsi que le maire Racine Sy. A l’instar de Mbour, le département de Podor pourrait également valablement espérer une entrée en force dans le Gouvernement où il est déjà assez bien pourvu avec au moins trois postes hautement stratégiques : ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Enseignement supérieur et ministère des Finances et du Budget.

Ancien ministre du Budget, ancien ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo peut se targuer d’être parmi les rares collaborateurs du Président à avoir été de tous les gouvernements sans interruption.

Outre Abdoulaye Daouda Diallo et Omar Youm, Abdoulaye Saydou Sow de Kaffrine fait également partie des rares ministres à avoir tenu leur rang, lors de ces élections législatives. Investi tête de liste départemental, le ministre en charge de l’Urbanisme et non moins maire de la commune de Kaffrine a remporté largement le scrutin dans son fief. Légitimement, il pourrait lui aussi rêver de promotion, sauf que l’enjeu électoral est loin de ceux dans les départements comme Podor et Mbour. Dans le même registre, le président de la République pourrait compter sur des compagnons fidèles comme l’ancien occupant du poste avant sa suppression, en l’occurrence Mahammad Boun Abdallah Dionne ou l’ancien ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye victime à l’époque d’un délit d’ambition, selon nombre d’observateurs.

Par ailleurs, le chef de l’Etat pourrait également surprendre en dénichant le profil rare capable de le réconcilier avec l’électorat des centres urbains, en particulier de Dakar et ses environs. Certains pensent déjà à un profil comme le Rufisquois El Hadj Ibrahima Sall, ancien porte-parole du camp présidentiel, lors de la dernière présidentielle. Ancien ministre du Plan de Diouf, l’éminent économiste occupe, depuis lors, le stratégique poste de président de la Commission d’évaluation et de suivi des politiques et programmes publics. Certains n’avaient pas manqué, à sa nomination, de parler de Premier ministre Bis. D’autant plus que le poste avait été supprimé, durant la même période.

 Dans tous les cas de figure, le président de la République semble prendre en compte la complexité de la situation dans laquelle il se trouve. Le temps est si court (18 mois), avant la prochaine élection que toute erreur dans les choix risque de se payer cash.

Mor Amar  

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