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La Mecque, la moralité et le bon sens…Par Adama Gaye*

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C’est le paradoxe des paradoxes que de penser pouvoir rouler le Dieu des musulmans en se rendant en son temple le plus vénéré, la Mecque et sa Kabbah, pour lui demander son soutien après avoir passé tout son temps à trahir, à les fouler au pied, ses préceptes.
C’est donc dire que c’est à une nouvelle démonstration de son cynisme, son manque d’égards envers le maître de l’univers, que correspond le voyage actuel, qu’il appelle pèlerinage, plus précisément une Oumra, petit pèlerinage, qu’effectue depuis hier nuit, rapporte-t-on, Macky Sall aux Lieux Saints de l’islam.
Dieu qui voit tout, même une fourmi noire sur une pierre noire dans la nuit noire, ne rate rien des ruses du mécréant et celles des membres de sa suite sur cette qu’il a terre lui-même bénie à travers son illustre Prophète, Mohamed (SAW).
De son auguste observatoire, il en rit. Et, secouant la tête, il se demande comment cet individu a-t-il osé s’imaginer pouvoir le flouer après tous ses crimes, dont les derniers ont consisté à œuvrer dans la promotion de la transhumance des maires qui ont été élus par d’autres voix contre lui?
Comment ne se rend-il pas compte que tout pouvoir, autre que le Sien, n’est qu’un moment passager provenant de sa propre volonté divine? Le voir, déplaçant sa masse corporelle en ces lieux, à seule fin de faire semblant de se repentir tandis qu’il écrase sous son genou les libertés et les êtres qui ont le malheur de se retrouver à sa portée, assoiffé de forcer le destin, pour se pérenniser à la tête du Sénégal malgré tous les signes qui lui indiquent la voie de sortie…Qu’est-ce qui l’empêche de voir les signes qui annoncent la fin de son imperium?
Comment pense-t-il s’en sortir après tous les détournements des finances et ressources naturelles du Sénégal qu’il a pillé sans ciller, sans se soucier des malheurs d’une population réduite à vivoter dans le plus grand désarroi, les maladies, la faim et des lendemains incertains?
Dieu ne comprend pas pourquoi il a trahi tous ses engagements non seulement envers ce peuple, aujourd’hui aux abois, mais à son égard puisqu’il s’était engagé en lui demandant ce pouvoir qu’il détient qu’il serait juste et équitable, honnête et respectueux des acquis remarquables d’une nation parmi les élues sur terre. Or, ce pèlerin qui marche, encadré par des arrivistes sans foi ni loi n’a eu qu’une préoccupation depuis son arrivée à la tête du pays: démanteler sa démocratie, aliéner ses ressources, les privatiser à son profit, et détruire jusqu’aux fondements de ses plus grandes valeurs sociales, dont la religion n’est pas la moindre.
Ses mensonges sont désormais son trait dominant. Il n’a aucune moralité ni décence quand il s’agit d’avancer vers la satisfaction de sa boulimie. Ses critiques, qui l’empêchent de dormir, il est prêt à aller jusqu’à Misra, la mythique Egypte, pour les y dénoncer, sans craindre qu’ils soient tués illégalement par quelque autocrate. Emprisonner en inventant des histoires sur quiconque il cherche à subjuguer, notamment par des campagnes de dénigrement montées de toutes pièces contre qui a été son bienfaiteur quand il tirait la queue du diable? Il n’en a cure. Sans réaliser que le retour de bâton, la manifestation de la vérité crue, viendrait le mettre nu dans la rue et aux yeux de l’opinion publique. N’importe quel être normal se serait suicidé de honte. Il n’a pas cette classe.
Le voici donc dans son jeu favori. Après avoir multiplié les coups tordus pour remonter dans l’estime perdue du peuple sénégalais, recruté des politiciens véreux, qui sont allés le voir pour vendre les votes de leur électorat, manipulé les conditions des futures élections, dont les législatives, y compris par le biais de l’imposition de parrainages censitaires, et armé jusqu’aux dents, en les corrompant financièrement et par le foncier, les forces de sécurité, dévoyées, et la magistrature, couchée, il est maintenant monté en gammes. C’est Dieu qu’il veut duper. Son pèlerinage est une insulte à la religion. C’est un défi à Dieu.
La moralité passera de vie à trépas avant même qu’il n’arrive à la Mecque. Dieu est l’architecte suprême. Il lui a préparé un plan dont il ne se relèvera pas.
Seulement, au même moment où la main divine vole au secours du peuple Sénégalais, le Seigneur suprême ne parvient pas à comprendre pourquoi, bon sang, ce qui tient lieu d’opposition terrestre, politique, à ce minus, qu’Il a exposé, ne dépasse pas ses petits calculs, ne saisisse pas la magnitude de sa mission, en s’unissant, comme une force de frappe capacité par LUI pour réduire à néant celui qui maintient le Sénégal sous son genou?
En ce vendredi sacré, moment où les portes de la félicité s’ouvrent grandes, Dieu se cogne la tête pour savoir ce qu’il doit encore faire pour que ces politiciens, qui vendent l’ours sans l’avoir tué, réalisent que la victoire, leur victoire, est à portée de main, à la condition que l’union de ses membres la porte.
L’arbitrage divin va toujours vers qui fait l’effort d’obtenir son coup de main. En wolof, on dit que dépendre de Dieu, c’est bien mais pourvu qu’on fasse sa part du travail…On est, sous ce rapport, en droit de se demander si cette envie de gagner anime l’actuelle classe politique de l’opposition du Sénégal. Il n’est que de voir les maires qu’elle a choisis lors des dernières locales, dont beaucoup étaient friables, prêts à se vendre, à transhumer pour des cacahuètes, en plus d’être incapables intellectuellement et professionnellement, et le refus de son leadership à transcender ses égocentrismes, à s’ouvrir pour réunir ce qui serait la base élargie d’une force politique capable de vaincre Macky Sall.
Dieu a montré qu’il est prêt à cheminer avec l’opposition sénégalaise. Mais par ses enfantillages, ses décisions irréfléchies, sa fragilité dès que les sirènes de Macky sonnent aux oreilles de nombre de ses membres et ses calculs politiciens de bas étage, son égoïsme, sa cécité qui l’empêche de voir qu’elle n’est pas apte, seule, à affronter les défis graves du pays, elle se pose, hélas, comme le meilleur allié, le levier de l’incroyable reconquête des cœurs et esprits, par l’argent et la ruse, les effluves du football, de la lutte et d’autres entrechats, que tente celui qui a fini d’enfoncer le Sénégal dans les ténèbres de la banqueroute.
Il ne reste que trois mois avant une élection législative qui peut permettre à une opposition soudée d’entamer le sursaut, mais par ses faiblesses et faux-pas, ses lenteurs, sa passivité, sa posture défensive, elle n’est pas loin d’être une opposition à sa majesté.
Dieu en est fâché, le menteur qui souille l’esplanade de la Mosquée de la Mecque et le cœur de la Kabbah n’étant pas la seule raison de la colère divine. Cette opposition qui empêche son propre plan de se matérialiser au Sénégal lui fait encore plus mal au cœur.
Qui peut dire à notre opposition que le temps de l’union est celui voulu par Dieu et le peuple Sénégalais?
Adama Gaye* est un opposant en exil du régime de Macky Sall.
Ps: Pourquoi Macky Sall se terre face à mes révélations et à mon défi? Où sont celles et ceux qui amplifiaient les mensonges ourdis quand j’étais retenu en prison incapable de les démonter? J’adore ce silence, cette capitulation totale qui monte doucement à mes oreilles. Retour de prière du vendredi, je dis: Alhamdoulilahi…

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