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Basta les faux indignés !

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Depuis que les députés du Pur Massata Samb et Mamadou Niang, ont corrigé l’impudente godillot de l’APR, Amy Ndiaye « Gniby », on assiste à un concert de fausses indignations motivé par on ne sait quel tropisme obscur. On a l’impression d’assister à un déicide, tellement les condamnations, les indignations et les coups de courroux fusent de partout. Mais heureusement aucun dieu n’est mort.

C’est une parlementaire au cœur d’un tragi-comédie qui est en train de bien jouer le rôle que ses collègues du même parti lui ont assigné. Sa grossesse qui a duré 9 mois deux jours, 9 semaines deux jours, trois mois selon les dires d’un pharmacien reconverti en politicien thuriféraire, est devenu problématique. L’on a des raisons de douter sérieusement de la réalité de cette grossesse au vu de ces déclarations contradictoires et controversées là-dessus.

Et voilà que les vieilles féministes-momies manipulées par une ministre des Femmes du pouvoir sortent de leur sarcophage pour jouer elles-aussi leur rôle dans ce vaudeville burlesque. Et leur star, c’est la catin de 2021 dont la malléabilité et la propension à mentir pour des raisons que tout le monde sait a envoyé ad patres Aujourd’hui des hommes pontifes moralisateurs qui ont raté leur carrière politique dès leur première goutte de biberon politique s’érigent en donneurs de leçons pour condamner tous ceux qui refusent de condamner. En tout cas, moi je refuse de condamner partiellement et partialement. La condamnation doit être holistique.

Quand on condamne la violence physique qui est réactionnelle, il faut le faire aussi pour la violence psychique causatrice. Ce qui est arrivé à l’Assemblée est causée par les femmes insulteuses de Bennoo qui ont déclenché les hostilités en arrosant d’insanités leurs collègues de l’opposition. Quand on insulte la mère d’autrui, quand on manque de respect au guide religieux d’autrui sous le prétexte que c’est un chef de parti, il faut accepter douloureusement d’en subir les conséquences. La violence accouche la violence. Et quand on tire les marrons du feu, il faut boire le calice jusqu’à la lie.

Les femmes de Bennoo Bokk Yaakaar se sont tous ces jours-ci mobilisées, non pas pour compatir à la douleur de la femme alitée, mais pour manœuvrer avec leur « gorou mbootaay » et envoyer au gnouf deux députés de Yewwi Askan wi. L’intention sous-jacente est vindicative. La razzia électorale de l’opposition lors des législatives est restée à travers la gorge des partisans de Macky. La pilule de la défaite électorale est amère et difficile à avaler. Aujourd’hui leur opération de rédemption, c’est de procéder à actes vaudevillesques tragi-comiques pour obtenir la mansuétude du Prince.

Mais ce qui est cocasse dans cette affaire d’agression, c’est l’entrée en matière des juristes au féminin. Ah d’accord, il y a distinction de sexe à l’Assemblée. Mais ce n’est pas le principe de la parité. Elle gomme les différences génériques et instaure voire impose l’égalité par tous-toutes et pour tous-toutes. Tout ce hérissement atrabilaire, toute cette horripilation tonitruante, c’est pour faire bonne impression aux ONG qui font de la lutte contre la violence faite aux femmes leur gagne-pain et gagner leur sympathie, pardon, leurs dollars. Pourtant dans cette même Assemblée, Mame Diarra Fam du PDS s’est fait assommer par le député mastodonte de la Diaspora, Kader Ndiaye, le 26 novembre 2018.

Où étaient ces pleurnichardes qui versent aujourd’hui des larmes de crocodile pour l’insolente Amy Ndiaye ? Où étaient ces hypocrites soi-disant défenseuses des droits des femmes quand la députée Aïssatou Diouf de Fatick arrosait Me El Hadji Diouf d’insultes lors de la 12e législature ? Quand Mariama Sagna a été violée le 06 octobre 2018 puis tuée sauvagement, aucune indignation de ces indignées de circonstance et de contexte. Quand la gendarmerie, dans l’affaire Adji Sarr/Etat du Sénégal contre Ousmane Sonko, a voulu séparer de force Ndèye Khady Ndiaye de son bébé prématuré, où se terraient ces pseudo-militantes des droits des femmes ? Cela se comprend ! Quand on est encarté opposition, on ne jouit pas de tous ses droits dans cette Républiquette du Sénégal. Quand on est du pouvoir, on bénéficie du pouvoir d’insulter à outrance tout opposant et manquer de révérence aux guides religieux.

Dans ce pays farcesque, les opposants sont en danger permanent. Ils peuvent se faire insulter impunément par une vieille rombière sans aucun risque. D’ailleurs, on doit même livrer des loukoums et bisounours aux insulteuses en guise de pretium doloris aux sordidités qu’elles vomissent sur la figure des hommes.

Il paraitrait que le procureur de la « République » a ordonné la mise aux arrêts des deux députés sur injonction implicite des députés de Bennoo, lesquels ont rué dans les brancards dès l’acte 1 de la tragi-comédie joué ce jour-là au sein du théâtre national de la Place Soweto. Pourtant des dossiers chauds l’attendent mais on ne l’entend point moufter mot sur cela. Dans la même foulée, le Parlement de la Cedeao est entré dans la danse macabre. On aimerait plutôt entendre ses membres condamner cette flopée de chefs d’Etat, violeurs de la Loi fondamentale et auteurs de coups d’Etat constitutionnels.

Mais il faut que l’on comprenne qu’au Sénégal nous sommes dans une République monarchique où seule la voix du Prince, celle de sa famille politique et biologique comptent. Les sujets n’ont pas voix au chapitre et quand un téméraire a le toupet de parler, les portes de la prison lui sont grandement ouvertes. C’est ce qui arrive avec notre compatriote et collègue Pape Alé qui croupit arbitrairement dans les geôles crasseuses de sa Majesté.

Par Baay Laas

Yoor-Yoor

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