Karim et Khalifa désormais éligibles pour 2024

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L’Assemblée nationale a adopté, le samedi 5 août dernier, lors de sa deuxième session extraordinaire de l’année 2023, le projet de loi N°12/2023 modifiant la loi N°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral.

L’Assemblée nationale a adopté, le samedi 5 août dernier, lors de sa deuxième session extraordinaire de l’année 2023, le projet de loi N°12/2023 modifiant la loi N°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral. Ce texte ouvre la piste d’une probable candidature à la prochaine élection présidentielle du 25 février 2024 de Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall qui recouvrent ainsi leurs droits civiques après leur radiation des listes électorales consécutive à leurs condamnations respectives en 2015 pour enrichissement illicite et détournement des deniers publics en 2018.

Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall sont désormais éligibles à la prochaine élection présidentielle du 25 février 2024. L’Assemblée nationale a adopté par 124 voix le samedi 5 août dernier, lors de sa deuxième session extraordinaire de l’année 2023, le projet de loi N°12/2023 modifiant la loi N°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral. Ce texte ouvre la voie à la candidature du fils de l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, et l’ex-maire de la ville de Dakar (2009- 2018) révoqué de ses fonctions le 31 août 2018, à la suite de leur radiation des listes électorales consécutivement à leurs condamnations respectives en 2015 pour enrichissement illicite et détournement des deniers publics en 2018. Défendu par le ministre de l’Intérieur également en charge de l’organisation des élections, ce projet de Loi va apporter des modifications aux articles L.28, L.29, L.57, L.120, L.121, L.122, L.123 et L.126 du Code électoral dans le but d’intégrer les points d’accords issus du dernier dialogue politique auquel le Parti démocratique sénégalais et Taxawu Dakar de Khalifa Ababacar Sall avaient pris part.

Il s’agit entre autres des nouvelles modalités du parrainage, de l’encadrement de la caution à l’élection présidentielle, de la création d’une Commission de contrôle des parrainages logée au Conseil Constitutionnel, de l’institutionnalisation du tirage au sort pour le dépôt des dossiers de candidature, de la grâce présidentielle comme moyen de recouvrer les droits civiques et politiques pour les candidats. 

Toutefois, il faut noter que ce vote s’est fait sans la présence des députés du groupe parlementaire Yewwi Askan wi membres du parti Pastef dissout par décret présidentiel du 31 juillet et leurs collègues du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur).

Pour protester contre le rejet de l’amendement introduit par le président de leur groupe, Birame Souley Diop, visant à faire supprimer le mot « électeur » intégré dans le code électoral par le régime en place en 2018 et qui était à l’origine du rejet des candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall à son temps, ces députés ont quitté la salle peu avant le vote. Lors des débats, ces députés étaient également seuls contre leurs collègues de la majorité, du groupe parlementaire Wallu et leurs camarades du mouvement Taxawu Dakar.

Nando Cabral GOMIS 

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