Limitation des mandats en Afrique : Seydi Gassama répond aux critiques de Macky Sall

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Le directeur exécutif de Amnesty International, Seydi Gassama a répondu aux critiques du président Macky Sall sur la limitation des mandats des chefs d’État en Afrique. Le défenseur des droits de l’homme a pris le contre-pied du président Sall, tout en rappelant que 10 ou 12 ans au pouvoir, c’est suffisant pour réaliser un programme et s’en aller. 

« Dans un continent où, dans la plupart des États, les contre-pouvoirs sont faibles, et où le président en exerce contrôle l’appareil d’État et dispose de toutes les ressources publiques, seule une limitation des mandats présidentiels permet d’assurer l’alternance au pouvoir», a d’emblée twitté M. Gassama. 

 A l’en croire, « l’alternance au pouvoir est la seule panacée contre les guerres civiles et les coups d’État et aucun État africain n’est à l’abri de ces fléaux». Gassama ajoutera que « Dix ou 12 ans à la tête d’un État, quelque soit la lenteur des procédures, c’est suffisant pour réaliser son programme et partir». Le président de la République a déclaré lors d’un dîner de réception des « Young leaders » de la French-African fondation au Palais de la République, jeudi, que les procédures qui conditionnent les décaissements en Afrique sont incompatibles avec un développement économique des pays africains à cause des limitations des mandats présidentiels. 

«Puisque nous voulons plus de démocratie en Afrique, nous disons, il faut limiter les mandats, soit. Mais si au même, les procédures qui datent des années 60 sont les mêmes qui conditionnent le décaissement, quand est-ce que ces régimes mis en place vont avoir un bilan ?», demande-t-il. Avant d’ajouter: «Donc, tous les cinq (5) ans, on va virer des régimes, ça va être un éternel recommencement, contraire à l’idée du développement». 

Selon le président en exercice de l’Union africaine, « il faut qu’en interne les administrations se réforment, qu’elles digitalisent leurs procédures. Mais également du côté des partenaires, qu’il y ait cette évolution aussi. Pour que nous puissions dans des délais convenus, pouvoir assurer le développement des populations». Le Président sénégalais regrette que «trop souvent que ces formalités et procédures retardent la formulation et l’exécution des projets. Ce qui fragilise l’action publique et suscite des attentes finalement déçues».

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