Dakar la rebelle, persiste et signe : elle reste ancrée dans l’opposition…

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La sérénité affichée par Sa Majesté après son vote à Fatick, sa ville, et le discours aérien sur notre démocratie, sa maturité, ne présageaient absolument pas la déroute cauchemardesque issue du scrutin.. Il rêvait de mettre fin à l’exaspérante rébellion de la capitale, qui refuse obstinément de rentrer dans le giron présidentiel. Dakar la rebelle, persiste et signe : elle reste ancrée dans l’opposition…

Dakar administre à tous les ethnicistes, qu’elle se fout royalement, des théories fumeuses du « premier habitant-occupant », mais aussi, elle dit aux apprentis « génocidaires » qui trouvaient que « liquider la centaine de Dias d’un Sénégal, serait comme un détail, une petite gêne sur pour le « grand rassemblement » que constitue les « autochtones »  de la ville île-pays. Quand des analphabètes, promoteurs des chocs des muscles le dimanche, s’introduisent en intrus dans le jeu policé de la cité, il y a danger. Dakar la cosmopolite a préféré célébrer ses couleurs kaléidoscopiques plutôt que d’écouter les sirènes hégémoniques.

Il y a une ressemblance entre les malheurs et les cauchemars : ils ne viennent jamais seuls, mais par grappes. Comme des avalanches. Ainsi, la défaite du petit frère à Guédiawaye, réveille les peurs des premières années du règne de Sa Majesté : le bourbier pétrolier dans lequel l’intrus de Guédiawaye a failli noyer les premières années de la gouvernance du grand frère. Et maintenant ? Et si la perte de l’écharpe du maire annonçait le retour des sales (Sall) affaires ? Il y a toutes les chances que son tombeur, journaliste comme lui, ne reprenne au pied de nova lettre la célèbre formule de Jake London, (un des précurseurs du journalisme) : mettre sans cesse le couteau dans la plaie. Cautérisation impossible des plaies des soupçons de corruption…

Les grands tailleurs, qui se glorifiaient d’être des « tailleurs de haute couture »se sont noyés dans les eaux de Rufisque, la bien nommée « Tingueth (?) (avec leurs machines à tricoter des saloperies de textes juridiques sur mesure. IMF, pour les intimes et les étudiants, doit sans doute se dire qu’il n’aurait jamais dû quitter la lucrative occupation de « cisailleur » de textes juridiques…

Mai le méga cauchemar, c’est sans doute la putréfaction du couscous au lait avant même que la vendeuse de couscous et du lait ait fini de mijoter ce qui devait être la recette majeur du reste du règne, et peut être même, qui en annonçait une plus succulente : le troisième mandat. L’extinction du soleil des combines a périclité celui qui rêvait d’éblouir nos jours tristes, dans la « plus grande coalition de l’histoire du Sénégal ». Comme ils se baptisaient mégalomaniaquement (d’accord le mot n’existe’, mais on se comprend). À force de vouloir grimper très haut dans les cimes du pouvoir pour mieux chier sur nos têtes, on casse les fragiles branches des rêves d’éternité (régner pendant 50 ans) et on tombe sur le c… du bûcher des vanités…

Et maintenant ?

L’ouragan politique du 23 janvier va mettre fin à plusieurs rêves. Les résultats de ces élections vont mettre fin à des ambitions caressées :  la station primatoriale pourrait bien être orpheline de plusieurs prétendants.

D’abord Amadou Ba, le coordonateur de la « grande coalition » qui rêvait d’un retour en fanfare dans la galaxie Mackyste. Il a coordonné la déroute des armées de Sa Majesté. La place d’un chef de guerre battu est dans le meilleur des cas, une retraite anticipée, dans le pire des cas, dans les cachots de la grande muette.

Quid du dauphin putatif qu’on préparait, en le lançant dan la fosse aux lions de la capitale avec une mission quasi impossible : conquérir Dakar la belle rebelle et s’ouvrir ainsi tous les horizons, y compris celui fou, du candidat à la magistrature suprême, dans le cas où sa Majesté se réveillerait de son rêve fou de nous imposer un autre bail que la majorité des Sénégalais ne veut absolument pas signer. Diouf Sarr, en faisant du rêve (conquérir Dakar) de sa Majesté un cauchemar, en perdant même la seule mairie (la sienne) qui avait échappé à la razzia de l’opposition en 2014, Diouf Sarr donc, administre une double dose à son patron, qui pourrait même, réclamer une 3e, voire une 4e dose pour échapper aux vagues mortelles d’un virus qui se plait à muter plus vite qu’un lézard en ses branches.

Oui, les cauchemars viennent par grappes successives : qu’en sera-t-il des législatives dans cinq mois ? Car, tout porte à croire que le tonnerre du 23 janvier, annonce un autre cauchemar pour le locataire du Palais : deux ans de cohabitation, avec comme chef de l’opposition parlementaire, mais aussi chef d’un gouvernement de cohabitation jamais expérimenté (walla ?) en Afrique. Mais, on est connu pour ça non ? On ne fait rien comme les autres, et, on adore notre rôle de laboratoire politique. En bien comme en mal ! En effet, peut-on imaginer la « plus grande coalition de l’histoire du pays » se refaire une virginité, regagner la confiance (quasi) perdu des citoyens ? En six mois ! Bah, il n’est pas interdit de croire aux miracles. Surtout quand la peur vous gagne, que vos mensonges vous rattrapent …

Barth (qui échappe aux projets de génocide) va installer ses bureaux à quelques encablures de ses ennemis jurés les plus intimes : Macky en son Palais, le gouverneur et le préfet de Dakar qui vont souffrir de devoir prendre le café avec un Barth jovial. Et par la force des choses, le commissariat central à coté, va peut être apprendre enfin, à faire ses missions de service public (protéger et servir) au lieu de consacrer les moyens mis à leurs dispositions à embastiller chaque mois Guy Marius Sagna, un pote commun à Barth le maire de la capitale et, le nouveau maître de ziguinchor « la rebelle » : Sonko.

Les accès à la mer bloqués (les blocus, le président connaît ça, lui qui est au premier rang des affameurs des maliens) ; donc la façade sud de la mer, gardée par Sonko, à la pointe la plus extrême du pays et du continent, par un flibustier nommé Barth ; les rails pour sortir de la presqu’île de Dakar occupés par les troupes du jeune philosophe Babacar Diop, c’est carrément mission suicide pour atteindre les terres (encore) hospitalières du Fouta. On me dira qu’il reste encore une façade maritime sous la garde du « beauf ». Mais celui-ci est mis en résidence surveillée par un jeunot de YaW, qui aura sans doute le soutien d’un célèbre mathématicien qui ne demande qu’à mettre ses formules mathématiques au service de tous ceux qui ne veulent pas que du bien à celui qui l’a éjecté (contre toute attente) de l’enseignement supérieur.

Non décidément, personne n’a envie de partager les cauchemars du locataire (pour combien de temps) du Palais et de sa Cour qui devrait commencer à aller en couilles.

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