La foi étant plus grande que l’addiction beaucoup de croyants possédant une addiction s’aménagent psychologiquement pour pouvoir jeûner, d’autres en profitent pour se débarrasser de leurs addictions. 
Par exemple :
• les accros à l'alcool arrivent parfois à arrêter de boire un mois voire quarante jours avant le ramadan, se rabattent, pendant le mois sacré, sur des substituts comme les benzodiazépines, médicaments principalement utilisés comme anxiolytiques servant à compenser le manque d'alcool, ou sur du cannabis ou des tranquillisants, pris à la rupture du jeûne.

• Pour les fumeurs de cannabis, comme pour les boulimiques, c’est surtout le soir qu'ils se focalisent sur leur addiction. "Ils commencent à fumer intensément après le f'tour, de même que les addicts à la cigarette, qui fument juste avant de rompre le jeûne ou juste après, ainsi qu'au lever du jour, au moment du shour".

• Pour ceux qui sont aux comprimés, le ramadan ne change pas vraiment leurs habitudes, ils continuent de les prendre le soir.

• Pour les cocaïnomanes, c'est plus difficile de savoir, même s'ils auraient plutôt tendance à retarder également leurs prises.

Le ramadan est vraiment une occasion pour se débarrasser d’une dépendance.
Voici un modèle d’entretien et de prise en charge d’une personne souffrant d’addiction.

La drogue me soigne, me rend malade, me tue ! 
P: je consomme de la drogue mais ce n'est pas par plaisir, et c'est pas parce que je suis mauvais.
Dr: comment ça ? 
P: j'ai voulu me soigner. 
Dr: soigner quoi ? 
P: Mon mal être. 
Dr: ton mal être ? 
P: je suis timide, inactif, incapable avec beaucoup de complexes, inhibé, déprimé. Je ne supporte pas mon existence, mes perturbations familiales, mes difficultés relationnelles.... Et la drogue est là dans mon environnement.
Dr: et comment elle t soigne ? 
P: elle me libère, me donne confiance et je suis productif... mais apres ça m'a rendu plus malade et de plus en plus..
Dr: et tu deviens malade comment ? 
P: J'en suis dépendant. Je souffre plus si je l'ai pas. Je suis nerveux, agressif, grippé. Je peux même faire des crises. Je peux aussi mourir par overdose ou me suicider. 
Dr: Je le confirme ! Tu peux même avoir des visions ou auditions irréelles et délirer. Sans parler des problèmes hépatiques, rénaux, neurologiques, des cancers.... des infections avec les drogues injectables...ou devenir un marginal. 
P: Dr aidez moi je veux sortir de ce cercle vicieux. 
Dr : c'est possible et on a besoin de ta volonté, ton engagement, puisque tu as compris le danger. Tu ne devras rien nous cacher. Il faudra nous parler franchement dans tous les cas ! 
P: D'accord Dr
Dr: c'est un projet à court, moyen et long terme. 
P: je m'engage, je souffre Dr. 
Dr : tu verras un psychiatre, un addictologue,un médecin généraliste, un psychologue, un assistant social, un infirmier et tu as besoin bien sur de ta famille. Tu feras un travail avec chacun d'eux. Et on se réunira pour faire le point. 
P: OK je veux juste m'en sortir. 
Dr: Tu auras à faire des examens, On te donnera quelques calmants. Et tu feras surtout des thérapies psychologiques individuelles et de groupes. 
P: Oui oui. 
Dr: On te garde quelques jours pour prévenir les complications du sevrage ! 
P: On y va Dr.

NB: La meilleure façon de guérir de la drogue est : de ne jamais y toucher nous disait notre maître, le professeur Thiam lors de ses captivants enseignements !

Dr Souleymane LOUCAR

interne en psychiatrie.

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