Le Ramadan a des répercussions sur le quotidien des populations y compris les élèves, étudiants et enseignants. Durant ce mois, beaucoup de collèges, lycées, instituts et universités, même ceux du privé, adaptent leurs programmes avec un réaménagement des emplois du temps. Conséquences, les heures de travail sont réduites dans la plupart des établissements scolaires et universitaires pour permettre aux apprenants et aux enseignants de rompre le jeûne chez eux. Cette décision est très souvent communiquée officiellement par note de service mais parfois c’est par entente directe entre enseignants et apprenants.

Une question revient souvent « comment faire pour étudier pendant le ramadan ? ». D’autres s’interrogent aussi sur « comment concilier ramadan et révision pour la préparation d’un examen ? ».

LISONS QUELQUES TEMOIGNAGES

B.S. étudiant « avant le Ramadan, nos cours étaient dispensés entre 8h et 17h, mais actuellement, les étudiants font cours de 8h à 16h »,

S.D enseignant « durant le ramadan, il est difficile en fin de journée de faire classe à des élèves qui regardent sans arrêt leurs montres »

M.N, lycéen « Le Ramadan nous arrange en période de révision. On a beaucoup de temps. On passe la journée à l’école pour y reste jusqu’à 18 heures » 

F.D, lycéenne « avec le ramadan il est difficile d’étudier parce que quand on a faim on ne peut pas étudier et après le NDOGOU on est fatigué et on a sommeil »

A.D, étudiant « On ne peut pas réfléchir quand on a le ventre creux et la gorge sèche. C’est impossible. Raison pour laquelle c’est après le NDOGOU que j’ouvre mes cahiers. Quand j’ai faim, j’ai envie de dormir. Donc, je ne peux pas réfléchir dans ces conditions »

LES REPERCUSSIONS DU RAMADAN SUR LES ETUDES

Si pour certains élèves et enseignants, le jeûne ne perturbe en rien leur rythme de travail ou d’apprentissage. Pour d’autres, se priver d’eau et de nourriture pendant des heures peut avoir comme conséquences : la déshydratation et l’hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). Certains signes peuvent ainsi apparaitre : maux de tête, fatigue, somnolence, vertiges, irritabilité etc. Ce qui entraine chez l’apprenant et même chez l’enseignant une diminution du temps de concentration et une perte de l’endurance physique. Certains élèves ne suivent plus en classe en fin de matinée, d’autres dorment en classe dans l’après-midi. Les enseignants moins endurants parlent peu, s’énervent vite et donnent des travaux dirigés aux élèves pour pouvoir rester assis et ne pas faire des vas et viens dans la classe. Les étudiants qui ne sont soumis à aucun contrôle désertent à certaines heures les amphithéâtres. Ils barrent rarement la route en cas de grève durant cette période et les fronts contre les policiers se font tôt le matin ou après le NDOGOU (comme on n’a pu le constater lors des dernières perturbations).

QUE FAUT IL RECOMMANDER AUX ELEVES ET ETUDIANTS ?

Les recommandations générales s’appliquent aux apprenants et enseignants : boire suffisamment d’eau et de manière fractionnée, avoir une alimentation équilibrée et dormir suffisamment. Un travail intellectuel efficace nécessite un temps de sommeil suffisant et de qualité (environ 6 à 8 heures par jour). Le sommeil perturbé chez certaines personnes entraine un changement d’humeur, une baisse des capacités physiques et intellectuelles et un manque de concentration. Eviter les excitants le soir (café, thé, tabac etc.) pour chercher à rester en état d’éveil et étudier. Cela peut vous créer une insomnie et affecter vos performances intellectuelles durant les journées suivantes. Il n’y a pas de recommandations spécifiques sur l’organisation des études ou révisions. Chacun y va avec son rythme. Le jeûne ne doit pas être un facteur d’échec scolaire ou universitaire. Un travail régulier et efficace pendant des mois ne peut pas et ne doit pas être sapé par un mois de jeune. Il faut donc écouter son cerveau et son corps. Certains ne changent pas leurs horaires de révision, d’autres préfèrent se lever très tôt avant l’aube pour lire leurs cours. Dans tous les cas, quand on a faim il est parfois plus facile de faire ses exercices pratiques (mathématiques et sciences physiques) que de vouloir mémoriser un cours d’histoire ou de géographie. Les étudiants en médecine, pharmacie et odontologie sont bien placés pour comprendre l’endurance qu’il faut durant cette période, eux qui sont souvent confrontés à l’apprentissage par « chœur » et parfois en marchant. Enfin consommer des aliments riches en sucre (Attention !!! abus dangereux pour la santé). Il semble que le sucre donne de l’énergie, stimule l’attention et donc facilite l’apprentissage mais attention à vos dents. Il faut avoir une bonne hygiène bucco-dentaire en vous brossant les dents après les repas. Cependant les élèves du primaire et du secondaire, âgés de moins de 15 ans, sont souvent tentés d’expérimenter le jeûne. Ce qu’il faut leur déconseiller car pouvant leur entrainer une baisse des performances scolaires d’autant plus que le jeûne n’est pas obligatoire à cet âge. Nos mamans avaient une méthode efficace de leur habituer au jeûne sans conséquences sur la scolarité : prendre le KHEUDE à l’heure du petit déjeuner, boire quand on a soif, rompre le jeûne quand on n’en peut plus…. c’est le fameux KOORU XALE. MERCI et bon ramadan à tous.

 

Dr Balla SY

Médecin du travail

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