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La 18ème édition du forum du 1er emploi a débuté ce mardi à Dakar, à l’initiative du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) en partenariat avec le Ministère de l’emploi de l’insertion Professionnelle et de l’intensification de la haute main d’œuvre.

 

D’une durée de deux jours, le Forum du premier emploi se veut « un cadre unique de recrutement » et « un salon de référence des jeunes compétences sénégalaises ».

Le ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du Volontariat Pape Gorgui Ndong, qui a présidé le démarrage des travaux a rappelé que l’État à mis à la disposition des jeunes une panoplie de mécanismes pour promouvoir l’entreprenariat afin de répondre à la problématique l’emploi. « Il nous faut une jeunesse créatrice d’emploi et non une jeunesse demandeur d’emploi », a –t-il dit.

Il a déclaré à cet effet que 15 milliards ont été alloués cette année au ministère de la formation professionnelle pour assurer une qualification aux jeunes.

 

« La création de l’emploi est devenue une réalité au Sénégal puisque l’environnement des affaires a été assaini pour permettre l’investissement de toutes les entreprises du Sénégal mais surtout accompagné par une formation qualifiante pour répondre à l’offre d’emploi dans un milieu concurrentiel où il faudra effectivement avoir toute les aptitudes nécessaires pour assurer les responsabilités qu’on attend de la jeunesse de notre pays » poursuit le ministre.

« Le forum est un cadre convivial pour mettre face à face les demandeurs d’emploi et surtout les employeurs. Car les demandeurs d’emploi n’ont pas la chance de rencontrer les décideurs susceptibles de pouvoir les embaucher, donc le forum leur permet d’avoir ce contact direct entre le demandeur d’emploi et le chef d’entreprise » a expliqué le président du MEDS, Mbagnick Diop.

Depuis 18 ans, le MEDS a aidé des milliers de jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle c’est pourquoi cette rencontre est désormais inscrite dans l’agenda républicain, a poursuivi M Diop.

 

R.B

Les attaques d’Ousmane Sonko contre le gouvernement du Sénégal sur la gestion des ressources du pays sont-elles télécommandées depuis l’extérieur ? C’est ce que laisse croire Michelle Damsen, journaliste britannique spécialistes des questions pétrolières. Selon elle, le président du Pastef a bénéficié de près de 117 millions de francs Cfa de la société pétrolière Tullow Oil pour mener à bien sa campagne de dénonciation.

 

 L’étiquette de l’ «arroseur arrosé» peut être collée désormais sur le dos d’Ousmane Sonko. Ce dernier qui ne manque pas une occasion de s’en prendre à ceux qu’il soupçonne de corruption ou encore de dilapidation des ressources du Sénégal fait à son tour l’objet d’une dénonciation. En effet, une journaliste spécialiste des questions pétrolières établie à Londres accuse le candidat déclaré à la présidentielle du 24 février  prochain d’avoir bénéficié des largesses de la société Tullow Oil pour le financement de sa campagne. 

A en croire Michelle Damsen, la société pétrolière, frustré par le Président Macky Sall qui avait confirmé la décision de Me Abdoulaye Wade attribuant le Bloc de Rufisque offshore à Frank Timis et à son groupe Petrotim, a décidé de ciblé certains leaders charismatiques qu’elle allait financer pour des campagnes de dénonciations des méthodes d’attribution des contrats sur les ressources naturelles du Sénégal. 

C’est dans cette optique qu’une somme de 195 000 dollars (près de 117 millions de francs Cfa) a été mise, par le biais du Ghana, à la disposition du dirigeant du Pastef après estimation du cout pour sa logistique, informe le journal «Les Echos». 

Cette information semble être confirmée par Les Wood, le Directeur financier  de la société indexée, qui donne des instructions, dans une note confidentielle dont Michelle Damsen détiendrait copie, afin de mettre à la disposition de l’ancien inspecteur principal des Impôts la somme indiquée «pour l’aider sa campagne de communication sur la transparence des ressources naturelles.» 

La société avait aussi ciblé l’Ong Oxfam en même temps que Sonko. Cependant, nos confrères ont tenté en vain Sonko ainsi que les responsables d’Oxfam pour recueillir leur réaction.

« Fidèle à sa vocation d’édification de la paix par la justice, y compris par les élections, notre Commission épiscopale Justice et Paix va observer la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019 », écrit l’Abbé Alphonse Seck dans une note parvenue à Fides. 
 

Cette mission d’observation électorale sera menée en collaboration avec les Scouts du Sénégal, comme en 2012, informe encore le Secrétaire Exécutif de la Commission Justice et Paix. 

Par ailleurs, l’Abbé a tenu souligner la préoccupation de l’Eglise face à « un processus électoral lourd de conséquences pour une élection apaisée parce que marqué par une absence de consensus entre les acteurs sur différentes questions »

Dans un tel contexte, explique-t-il « il nous faut travailler à réserver la paix sociale. Le chemin le plus sûr pour cela est que soit organisée, en amont comme en aval, une élection transparente, aux résultats incontestables, susceptibles d’être acceptés par toutes les parties ».  

Les futurs observateurs de l’Eglise catholique seront bientôt recrutés sur l’ensemble des diocèses du Sénégal et formés pour être prêts avant l’échéance. 

 

P.A

L’invalidation de la candidature de El Hadji Malick Gackou avait été signalée par PressAfrik dans sa chronique «les Lunettes de Lissa Faye», publiée jeudi passé. Des informations concordantes, confirmées par des sources sûres avaient permis de faire cette prédiction. Cette décision du Conseil constitutionnel n’est pas une surprise pour le président du Grand parti.

 

El Hadji Malick Gackou est définitivement éliminé de la course à la présidentielle du 24 février prochain. L’invalidation de sa candidature était prévisible parce que calculée et prévue depuis plusieurs mois. Le candidat de la «Coalition de l’Espoir» fait partie de la liste des candidats à la candidature qui allaient subir les contrecoups de l’opération Augias du pouvoir. 

En effet, les plans du pouvoir marchent comme sur des roulettes. Il n’y aura pas plus de cinq ou six candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ils sont Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Me Madické Niang et éventuellement Khalifa Ababacar Sall. Seulement il y a, encore des probabilités concernant la candidature de Khalifa Ababacar Sall. Son maintien de la course dépend des facteurs qui sont actuellement à l’étude. Son éviction est quasi certaine, alors que Karim Wade sera écarté sans nul doute. Cet objectif est décliné depuis des mois et des instructions données et exécutées dans ce sens. 

Dans cette élimination, il y a, par ailleurs un parfum de deal. La candidature de Malick Gackou était incertaine depuis belle lurette. Il est dans des connexions patibulaires. Le président de Grand Parti fait partie des leaders de l’opposition qui rencontrent beaucoup des émissaires et proches du président de la République. Sa non participation à la présidentielle de février 2019 et son alliance avec Macky Sall seraient discutées comme le dossier de la mairie de Guédiawaye. 

De plus, la réaction de El Hadji Malick Gackou à sa sortie du Conseil constitutionnel a été très éloquente et riche en enseignements. Il affiche une mine défaitiste et accuse stoïquement le coup alors qu’il a été toujours l’un des candidats les plus hostiles et virulents vis à vis du pouvoir.  Parmi les trois candidats à la candidature qui devaient apporter des compléments de dossier, il était le seul à faire le déplacement. Une analyse sémiotique de son discours laisse penser qu’il s’attendait à l’invalidation de sa candidature. 

En outre, cette décision du Conseil constitutionnel pourrait être considérée comme une aubaine pour le Grand parti qui connu une grosse saignée en termes de militants et de responsables, mais surtout qui a une santé financière très chancelante. Malick Gackou fait partie aujourd’hui des candidats qui, même s'ils ont payé la caution de 30 millions, vont éprouver d’énormes difficultés pour prendre en charge financièrement une campagne électorale avec tout ce que cela implique comme ressources. 

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