Maam Cheikh

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vendredi, 15 mars 2019 22:50

Lettre A Un Vicaire Par Excellence

                                           Mon Cher Homonyme,

Il n’y a de conception plus erronée que celle qui te relègue au rang de «guide n’étant plus de ce monde ». Mystiquement, c’est un crime ! Et c’est surtout nier une réalité qui fait la force des vicaires les plus énigmatiques que le ciel ne puisse nous procurer : le fait qu’il n’existe plus de frontière entre la haute galaxie et le monde des humains.

Hier, tu disais que la mort est un centre d’intérêt, à la fois mystique et scientifique. Aujourd’hui, par la force des choses, nous sommes contraints de nous imprégner de ta « posture d’absent le plus présent qui soit.»

Récemment, j’a eu l’opportunité de passer des heures à converser avec deux hommes dont la profondeur des pensées et le rythme des mots qui « pullulent leur verbe évocateur » sont juste authentiques. Parce qu’artiste peintre doublé d’un intellectuel imprégné du « patrimoine Maktoumien »,  Serigne Ndiaye a su, aux cotés de Souleymane Bachir Diagne, ce philosophe de son temps, échanger sur ton œuvre avec l’ignorant de demi-mesure que je suis. L’auteur de comment philosopher en islam a lui-même reçu des présentations de condoléances de la part de ta progéniture le soir du 15 mars 2017. «C’est parce que ce sont les adeptes de la culture universelle qui sont en deuil », lui a t-on fait savoir au bout du fil.   

Au-delà de ça, nous avons surtout échangé sur la notion de « Deuhr » (temps), ainsi que cette prophétie de l’étoile de Médine : « Ne vous immiscez pas contre le temps, car Dieu est le temps. » Si je reviens dans tout ca, c’est que le vocable « temps » occupe une place de choix dans tes écrits, notamment quand il s’agit de peindre les vertus chevaleresques (chiyamoune tou haqiqou djeuwheureul insàne) qui peignent tant l’action de ton homonyme, le grand Aboul Abass Ahmada Tijany (rta). Dans Fa ileyka, tu chantes:

 « Faddeuhrou deuhrouka là touqàa rabbou soul tatane

    Wal Fathou fathouka Kiffataye Mizaane »    

Comme quoi, le “deuhr” ici symbolise toutes les ères, et ceci depuis la venue sur terre de ton homonyme. Cela n’a rien à voir avec le fait pour un vicaire de revendiquer la posture de maitre de son temps (khoutbou zaman), « temps », signifiant « zaman » en arabe, renvoyant ici à une époque précise. Ecoutons celui qui a toujours su s’engager dans les labyrinthes les plus complexes constituant l’architecture même de votre pensée, en l’occurrence Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy : « En arabe, le terme Zaman (temps) revêt les mêmes lettres que celui de Miizàne (balance). Comme quoi l’action d’un vicaire s’apparente au poids de ses actions durant le temps d’accomplissement de sa mission. » Voila pourquoi l’intégralité de tes actions demeureront à jamais une boussole qui puisse orienter les esprits, et ceci jusqu’à la fin des temps.

Ta pensée politique aura toujours raison face à « ceux qui se sentent immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’accrocher à ce qui leur reste comme lambeaux de pouvoir »-histoire de reprendre tes propos-, ton patrimoine culturel saura éclairer le chemin parsemé d’embuches de ceux qui sont en quête de savoir, ton parcours économique restera un tremplin qui puisse mener à bon port tout entrepreneur voulant cultiver ce champ appelé travail, ton action diplomatique demeurera un remède face aux maux dont souffrent souvent nos ambassadeurs engagés souvent dans des missions « à haut risque », tes discours seront depuis toujours ses leçons de vie qui ne cesseront d’éduquer tant de générations, ta vie religieuse ne cessera de faciliter à tes inconditionnels l’acquisition d’un savoir qui résiste au temps et ses vicissitudes, enfin ta « retraite spirituelle » et ta présence à jamais dans les cœurs réconforteront les âmes trempées des vertus de ta haute science. Face à la crise de personnalité qui sévit dans ce pays, que demander de plus pour être en paix avec soi même ?    

Ton vicariat a su faire de tes contemporains des gens qui méritent le titre de « homme », avec ce que cela implique si l’on se réfère à ta pensée : c’est-à-dire un élément de synthèse dont l’humilité reste à la fois le fondement et la signification de sa grandeur. Quoi de plus passionnant que de voyager dans l’univers insondable de ta science ?

Chez nous, le folklore a prit le dessus sur les valeurs d’antan. La fameuse confidence de Sidi Ibrahim Rayàhi, celle là qui suppose que la formule qui fera exploser le monde sera moins militaire qu’on le pense, car se résumant au fait de rendre nécessaire ce qui n’est qu’accessoire, trouve tout son sens au Sénégal. La politique est devenue l’affaire des impénitents, la religion verse dans une tendance folklorique, et la jeunesse se perd dans les dédales d’une crise assez grave. La plupart des jeunes de ma génération ne tendent point l’oreille à des leaders d’opinion. Il n’y a que ceux que les colons désignaient par le terme de « fortes gueules », et que tu avais préféré appeler « ignobles perturbateurs » (al waswààs al khannàas) qui demeurent à jamais des « faiseurs d’actualité. » En attendant, le combat continue, afin que ta philosophie puisse être reléguée au rang de patrimoine dans la forme la plus universelle qui soit.

 

Maam Cheikh

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Kroutchev confie à Nasser : «  J’ai fais emprisonner un brillant journaliste qui m’a traité de fou, parce qu’il a divulgué ce qu’on peut considérer comme un secret d’état (…) toi et moi sommes fous, mais c’est un secret d’état ! » « Cela n’a rien à voir avec une folie clinique ! », rétorque le Philosophe Souleymane Bachir Diagne. Pour lui, il s’agit du fait que l’on a souvent, en tant qu’élu, l’esprit tellement hostile au bon sens que l’on se perd dans un tas d’inconvenances.

Qu’on le veuille ou pas, les hommes de pouvoir ont toujours triché avec leur peuple. En matière d’élection, pour un pays comme le Sénégal, il faut dire que le drame est vieux de plus d’un demi-siècle. Bien qu’incarnant une conscience digne d’un membre de l’académie française, le président poète est passé par là. C’est que, dans ce pays, les entourages des chefs pullulent de consciences aussi dangereuses qu’un cowboy du far west sorti d’un saloon, ivre, armé jusqu’aux dents et ne sachant que faire de ses moindres idioties. La plupart sont des laudateurs, et l’enfant prodige du Joal en a eu l’expérience. En effet, un jour, il a été obligé d’accepter que des élections soient « truquées » au nom d’une victoire plus que détournée d’une démocratie digne de ce nom. « Il n’a nullement voulu que ce soit le cas, » raconte le fondateur du P.S.S. (parti pour la solidarité sénégalaise), mais il faut dire qu’il a été influencé à la fois par un religieux et un responsable politique de son entourage. Rattrapé par sa conscience jadis limpide, le poète de la négritude finit par vouer un complexe inouï à son adversaire. Et l’autre conférencier de talent, auteur du légendaire « Islam & Négritude », de confier : « Senghor est moins criminel que les autres parce que cultivé et de sonne souche. Mais un problème grave se pose actuellement dans son pays : celui de la légitimité. »

Le système d’origine métropolitaine a encore été à l’honneur, et ceci avec l’homme au destin francophone-pour ne pas dire cacophone. Il y’a 31 ans, le Sénégal faisait l’objet d’un « assassinat politique », avec une opposition quasi-inexistante aux yeux d’un pouvoir obnubilé par l’idée d’être réélu par tous les moyens. Les ainés racontent encore cette scène illustrant un journaliste de la chaine nationale sénégalaise devant annoncer la victoire des socialistes en 1988, « avec l’âme qui rejetait instinctivement ce qu’émettait sa langue (…) mais comme tout salarié, il avait peur d’importuner ceux là même qui tenaient en main le trésor public. »     

Avec les libéraux, pourtant assez expérimentés sur ce qu’il y’a de plus essentiel pour bâtir un état digne de ce nom, la légitimité a cédé la place au règne de toutes les injustices. Ayant pourtant accédé au pouvoir avec tous les honneurs, le pape du sopi s’est, en 2007, versé dans un gouffre plus que sombre, perdant toute légitimité politique. Quoi de plus effrayant pour le pays de Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et de Seydil Hadj Malick Sy (rta) ? Ces derniers n’ont-ils pas dénoncé le fait qu’un régime en manque de légitimité pourrait mener tout pays dans la dérive ? Que ne s’est-il pas passé pour que l’avocat de politicien, bien qu’ayant plaidé avec pour slogan un fameux « wax waxeet », cède enfin par les urnes ?

Ce dimanche 24 février 2019, les sénégalais ont rendez vous avec l’histoire. Prions pour que l’on ne verse guère dans une répétition de l’histoire, si ce n’est déjà fait. Que le régime actuel le sache : du point de vu politique, ce pays n’est riche ni de ses infrastructures, ni de ses discours politiques, mais plutôt de sa démocratie, aux yeux des observateurs d’ailleurs. De l’autoroute Ila Touba à la voie « Tali Diallo Pithie », construite pour « assouvir les caprices du fils de  Diogoye et Basile » qui, disait-il, voulait aller contempler avec la première dame, les oiseaux de ce mythique homme, ce qui compte avant tout reste les hommes qui sont à la tète des institutions. Il suffit d’une inconvenance pour que tout s’écroule. Le principe est simple : ne pas « voler les suffrages » de ceux qui incarnent les aspirations de la conscience collective. Qu’il s’agisse de l’ancien ministre des affaires étrangères, de l’homme neuf, de l’antisystème par excellence ou de la maniaque de la stratégie, du pareil au même ! Lassons le peuple élire dans la transparence, même si ses agissements font souvent trembler les plus grandes âmes qui soient. Que le crédo soit le « Benno » dans la façon la plus « pure » qui soit, afin que « rewmi » puisse faire un choix qui « rassure ».

 

Maam Cheikh

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Il y’a 25 ans, le Sénégal plongeait dans une période de troubles jamais vécue depuis son avènement à l’indépendance. La conscience publique se perdait dans les dédales d’un chaos qui revêtait plusieurs facettes : Un Etat qui refusait de donner un sens à ce principe qu’est l’alternance, une opposition qui soutenait s’être fait « voler ses suffrages », un peuple sénégalais inerte face aux inconvenances provenant du régime, un Mouvement attaché aux grands objectifs du siècle, et enfin un guide religieux aux enseignements ayant toujours transcendé les réalités communément admises, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY. Retour sur les grandes lignes de cette histoire qui fait annuellement l’objet de publications allant souvent à l’encontre des faits.

LA PRISE DE POSITION DE SERIGNE CHEIKH TIDIANE SY


« Serigne Moustapha Sy a eu des résultats dans un domaine assez complexe : La spiritualité. Les lumières ayant jaillies de cette sphère cadre ne peuvent nullement être éclipsées par de petites ombres adeptes de la politique politicienne. » Ces propos de Serigne Cheikh Tidiane SY ont pesé lourdement sur la conscience collective, le samedi 29 janvier 2000, lors d’une conférence tenue au CICES De Dakar. Ils marquaient le caractère permanent d’une prise de position vieille de près d’une décennie. Les fameux événements du 16 février 1993 ont été à l’origine de plusieurs interventions du Tribun de Tivaouane. A défaut de « flagrant délit » comme évoqué par la justice à l’époque, il a fait référence à une prise d’otages. Dans une série de Lettres Ouvertes, il soulignait des approches qui justifiaient un fait : Serigne Moustapha Sy n’avait pas tort de faire référence aux crises d’autorité, de compétence et de confiance. Et le penseur de citer le Prophète Muhammad (psl) : « Mahomet n’a-t-il pas apporté son soutien aux chrétiens au détriment des perses ? Serigne Moustapha n’a pas à avoir de « repentir », son choix est à la fois juste et fondamental».


Sur le plan politique, le Mystique et Citoyen du Monde dénonce des gens se sentant «immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’agripper à ce qui leur reste comme lambeaux de pouvoir. » Et l’Homme à la Djellaba de poursuivre, dans sa fameuse lettre ouverte datant du lundi 7 mars 1994 : « Tous ceux qui ont participé, ne serait-ce qu’un seul jour à cette chose, se verront immanquablement traqués par les forces de l’autre galaxie. Ils vont tous payer, parce qu’ils ont tous commis un crime contre ce peuple qui, face aux inconvenances qu’on lui dicte, ne réagit jamais. Un peuple qui respire mais qui ne vit pas, parce que la vie est aussi faite pour se battre (…) ils ont légitimé et même cautionné des actes contre nature». Pour lui, la déclaration du régime socialiste de tenir des élections transparentes en 1993, histoire d’annihiler un passé d’usurpateur de pouvoir, n’a pas été concrétisée.
Enfin pour évoquer la situation dans laquelle se trouvaient les Moustarchidines, le pensionnaire de Fann Résidence, dans un Communiqué de Presse précise que l’aspect mystique de la chose dont se réclament les membres dudit Mouvement spirituel a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalif Ababacar SY, et que seul cet Homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté.


SERIGNE MOUSTAPHA SY : UN RESPONSABLE MORAL PLUS QUE DETERMINE


Malgré son arrestation et celle de plusieurs membres du Mouvement Moustarchidine, le Fondateur de la prestigieuse Université du Ramadan est resté plus que jamais attaché à des principes de missionnaire devant jouer un rôle de catalyseur dans tous les domaines, en atteste les propos tenus lors d’une interview juste après sa libération. « La prison est un état d’esprit », soutient-il. Comment s’interroger sur des impressions d’un homme qui n’a nullement senti être enfermé dans une cellule ?

Aussi pour revenir sur la déclaration télévisée de Djibo Ka, ministre de l’intérieur à l’époque, citant le décret 001123 du 17 février 1994, et soulignant l’interdiction sur tout le territoire national des activités du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty, il cite : « Notre Mouvement constitue un démembrement de l’Islam. On ne peut dissoudre une cause affiliée à une religion. Le Colloque International tenu par le Dahira en 1989 a été une occasion saisie par le Président Abdou Diouf pour mobiliser toutes les institutions de l’Etat et les faire participer à l’initiative, en plus des éloges que lui-même a tenu ce jour-là. Qu’on ose nous faire croire que ce n’était pas les mêmes Moustarchidines qui ont été victimes du complot tenu quatre années plus tard. »

 Il considère un tel geste comme un devoir, parce que conforme à l’enseignement prophétique : celle qui juge que le ciel salue tout appui fait à une initiative tendant à faire valoir la dignité humaine dans un élan conforme aux lois divines. Et pour ce qui s’ensuivit, il cite une maxime inspirée de la philosophie de Seydil Hadj Malick Sy : l’alliance de ceux qui se déclarent ostensiblement ennemis de la loyauté et du bon sens est un complot.

ET DEPUIS, LA CONFUSION REGNE TOUJOURS


Après les événements, la confusion est toujours au rendez-vous. Les écrits et jugements portés sur ce récit peignent un bras de fer entre le Mouvement Moustarchidine et le Régime de l’époque, socialiste d’appartenance. L’erreur la plus grave est sans nul doute celle commise par le Professeur Habib Thiam. Dans son ouvrage intitulé Par Devoir et par Amitié et publié en 2001, l’historien de renom précise à la page 175 que le mercredi 17 février 1994, qui coïncidait avec un mois de ramadan, fut une journée de tentative de création d’une situation insurrectionnelle et terroriste par l’opposition et le Mouvement Moustarchidine, avec, à sa tête, Serigne Moustapha Sy. L’erreur se trouve en effet dans le fait que Serigne Moustapha Sy a été arrêté plutôt, le samedi 30 octobre 1993, après son évocation des trois (3) crises citées précédemment.


Le drapeau du Mouvement Moustarchidine flotte toujours dans la place symbolisant la Grace de la Mission Mahométane. Sa vocation spirituelle a fait qu’elle verse aujourd’hui dans un défi à l’élan politique, comme pour honorer la mémoire de celui là qui exigea que l’on lave ce pays, pour un ressourcement purificateur digne de ce nom. Après tout, un régime politique, aussi puissant qu’il soit, ne peut bafouer le message qui git dans le cœur d’un Homme fort de son appartenance à une communauté dédiée à la mémoire des gens de la caverne (ashàboul keufi). Le regretté Sémou Pathé Gueye soutenait qu’il n’y a rien de plus dur pour quelqu’un qui a des projets de vie à mener de devoir déclarer la guerre à un homme ayant prédit à sa femme de se préparer à sa cérémonie funéraire.

 

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samedi, 09 fvrier 2019 00:38

LES FEUILLES DE MAAM CHEIKH: MENTEURS !

« Ce ne sont pas des mensonges, c’est de la politique ! », s’exclame Scholastique Mukasonga. N’est ce pas là l’illustration parfaite du théâtre auquel on assiste chez nous ? Au Sénégal, on continue souvent à appeler institution, parti politique ou état des citadelles de la cupidité et du ridicule aussi vieux que notre drapeau national. « Il n’y a de péché plus ignoble que le mensonge ! L’adulte qui ment, sans qu’il ne le sache, perturbe le protocole du trône dans la haute galaxie. S’il y’a un seul et unique péché qui puisse faire éclater la planète, c’est bien le mensonge. Heureusement que le ciel, de par une omnipotence inouïe, ne peine nullement à contribuer à l’équilibre de la terre », rétorque un grand de l’islam. Et encore qu’en matière politique, il est désigné par le concept d’ingénierie politique chez les zambiens. Et force est de reconnaitre qu’il est étroitement lié à sa sœur siamoise : la transhumance.

C’est l’histoire d’une femme à cheval sur des principes à même d’asseoir toute crédibilité politique digne de ce nom. Une dame dont le cri de cœur laissa perplexe la conscience collective : « Si le moral des chefs politiques est de transhumer, alors l’on vaincra difficilement la transhumance.  Il nous appartient de combattre cette pratique, de par des principes, notre attitude, nos idées et notre posture. » Qui crût que cette posture allait finir par s’improviser imposture, ses principes des arguments sans fondements, son attitude une prise de position huée et ses idées avec pour seul centre de rayonnement la réélection dans son fief de l’homme qu’elle critiqua le plus ses dernières années ?  

 C’est le portrait d’un homme qui pointa  du doigt le peuple sénégalais, comme pour  dénoncer les votes sanctions aux conséquences désastreuses : « Nous avons élu un homme qui dit être enrichit par son mentor en politique d’un montant de 8 milliards. Pourquoi s’attendre à ce que le système change avec ce mauvais choix ? » Que dire donc de ses propos datant de seulement deux jours, et faisant fie d’un choix collégial porté sur l’actuel président ? « Nous avons eu des problèmes et nous sommes éloignés du secrétaire général du parti socialiste, mais n’avons jamais été aussi loin de l’actuel chef de l’état, le meilleur des choix. »

« Je n’ai pas de temps pour les transhumants ! » s’exclame un autre chef politique de la trempe de ceux cités précédemment. C’est le récit d’un ignoble perturbateur qui, lui, s’attaqua sévèrement à l’actuel régime. « Le Chef de l’Etat à écarté le brillantissime avocat que je suis, Cheikh Bamba Dieye, Khalifa Ababacar Sall …parce qu’il n’a nullement besoin de ceux qui l’ont soutenu pour qu’il soit élu. » Ecoutons sa dernière déclaration : « L’actuel élu pèse plus lourd que tous ses adversaires réunis. C’est le meilleur homme que l’on ait eu à la tète de l’état depuis notre indépendance. Il fait émerger ce pays, et cela se ressent d’autant plus que ses édifices s’apparentent à ce qui se voit en Europe. »  

C’est la déclaration d’un leader politique de l’opposition qui ne cessa de trouver la vision de l’élu erronée. « Je n’ai pas la même vision politique que le leader du parti au pouvoir. Le P.S.E (Plan Sénégal Emergent) est politiquement mal géré. » Malgré le fait que son Directeur de Cabinet l’ait quitté avec trois personnes pour rejoindre le camp présidentiel, il soutint corps et âme sur le plateau de TV5 Monde qu’il n’a d’yeux que pour sa propre carrière politique. La fin de l’histoire ? Elle s’illustre à travers ses propres propos : « J’ai rejoint les tenants du pouvoir, pas pour bénéficier d’un quelconque poste mais plutôt pour être au rang d’une coalition digne de ce nom. » 

 C’est enfin les réactions aux élans de sautes d’humeurs intempestives de chefs politiques révoltés à l’idée de voir leurs pairs transhumer. Ils doivent être fusillés, rétorque le premier, avec le front plissé qui exprime en langage corporel une colère noire, « C’est des traitres ! C’est de la trahison ! Tous ceux qui ont quitté le PDS pour l’APR sont des traitres ! Plutôt mourir que de rejoindre le pouvoir. Wallahi ! » L’autre préféra invoquer le livre saint : «  Si vous aviez emmené ici le coran, j’aurai juré  que je ne transhumerai jamais ! Parce que le transhumant est d’une espèce animalière qui s’est inséré dans la politique pour faire honte au Sénégal. » Inutile d’en venir à la suite de l’histoire..Même un esprit rachitique aurait deviné que ceux-ci ont fait l’inverse de ce qu’ils disaient.

Aissata Tall Sall, Malick Noel Seck, Maitre El Hadj Diouf, Abdoulaye Baldé, Souleymane Ndéné Ndiaye et Cheikh Tidiane Gadio ont-en commun un talent d’acteur inouï et la préoccupation d’un chanteur qui tente de conquérir un public. Chez ce dernier, l’essentiel n’est pas de chanter vrai, mais de s’enquérir des applaudissements en plus de fans tombant en transes. « De toute façon, ce qui est crut devient plus important que ce qui est vrai en matière politique », précise Talleyrand. Les psychologues considèrent qu’il n’y a que deux éléments définissant toute réaction humaine : la peur et l’amour. Aimer son pays serait embrasser l’éthique et donc la vérité. On ment donc, en matière politique, par peur…peur de paraitre ridicule à l’heure de l’institutionnalisation du mensonge. « Pourfendeurs de Wade et flagorneurs de Diouf avant-hier, pourfendeurs de Diouf et flagorneurs de Wade hier, pourfendeurs de Wade et flagorneurs de Sall aujourd’hui…sans gène ni retenue », se lamente un confrère de la presse.

Dans tous les cas, le camp présidentiel a changé de cap. Hier, Macky Sall disait : « On dit que lorsque les rats quittent le navire, le naufrage est imminent. Des lors que les gens viennent avant la victoire, même s’ils le font tardivement, il faut leur accorder du respect. Par contre, pour ceux qui se bousculent après une élection ou une réélection, ils feront la queue avant d’accéder à certaines de nos instances. »

Aujourd4hui, c’est comme qui dirait une pratique visant à faciliter l’accès à certaines positions privilégiées aux transhumants. Bref, c’est l’engin politique sénégalais qui est comme défectueux. Ce qui donne justement du sens à l’autre mensonge qui guetterait les candidats actuels : faire croire qu’on peut, une fois élu, faire changer ce pays avec l’actuel système pardi ! « Plutôt mourir que de perdre un portefeuille ministériel ! », confia un leader politique à un guide religieux qui, « collègue » de l’érudit Serigne Alioune Gueye de Tivaouane, n’a nullement oublié les propos de ce dernier en ces termes : « C’est une poignée de sable plein la bouche qui fera taire le dictateur une fois inhumé dans sa tombe…le médecin et son patient, le pharmacien et son client, le droguiste et le drogué, ils crèvent tous un jour ou l’autre ! » Ajoutons à cela : « Le leader politique et son électeur crèveront aussi un jour ou l’autre ». Alors mieux vaut dire vrai, mais aussi et surtout voter vrai.

Maam Cheikh

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Un Sall peut en cacher tant d’autres ! Hormis le détenu, le président sortant et la transhumante, il y’a comme qui dirait un Sall candidat « tombé du ciel » pour devenir un favori qu’aucune conscience politique avertie n’attendait. L’engin du P.U.R a été relancé il y’a à peine 18 mois, et depuis, un certain Issa se hissa au sommet de la hiérarchie politique de la façon la plus ubuesque qui soit.

La politique, il faut le dire, a toujours permis à d’aucuns de jouer avec le destin de tout un peuple. « Chez nous, le mal politique est si profond que lorsqu’il s’agit de contre-accusations entre chefs politiques, l’on évoque que des milliards. Ailleurs, c’est un cannabis fumé par ci ou un sachet de bonbons volé par là qui font office de « passé sombre » pour un élu. » L’inquiétude est sans mesure aucune, et est d’un monument du journalisme sénégalais pur produit de l’éthique dans ce métier : Mame Less Camara. L’on joue avec ce peuple pardi ! Et cela se constate dans les deux camps, pouvoir comme opposition.

Que de prétextes pour qu’un chef spirituel de la trempe de Serigne Moustapha Sy puisse faire participer le P.U.R dans la marche des choses. A ce sujet, les archives montrent que le guide des Moustarchidines a, à défaut de poser un acte digne d’une politique politicienne, honoré la mémoire de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. Ce dernier avait, en effet, suggéré publiquement le 29 janvier 2000 que le P.U.R puisse servir de tremplin pour un assainissement du champ politique sénégalais, et ceci en collaboration avec Issa Sall. C’est donc là un acte concret témoignant encore une fois de la clairvoyance du Responsable Moral des Moustarchidines en tant que guide. Et le timbre de la voix du Gawlo, en l’occurrence Coumba, qui n’a rien à envier à la cantatrice de Sainte Eulalie, de retentir pour évoquer les éloges du docteur de la foi : « Noble de par ta lignée parentale, tu as su orienter la jeunesse afin qu’elle puisse compter d’innombrables apôtres de Dieu. Avec toi, elle a été nourrie à la sève d’une haute science et d’une discipline inouïes ! »

 Le comble dans tout ça, c’est cette façon dont l’homme a su, depuis, rester à l’ombre, préférant voir la classe politique P.U.R être sous la houlette d’El Hadj Issa Sall. En effet, il n’a participé qu’une seule fois aux événements de ce parti, notamment le vendredi 28 juillet 2017, dans le cadre du meeting de clôture du P.U.R. Et force est de reconnaitre que, ce jour là, son allocution se détourna de toute tentative de prôner un désir profond de gagner des élections. Loin de là, il illustra le fameux « devoir de perdre » tant convoité par Al Maktoum, et avec tout ce qu’il renferme comme valeurs.

En tant que député, El Hadj Issa Sall a su relever un défi : ne point se laisser entrelacer dans des concepts dans lesquels peuple, pouvoir, presse et opposition se perdent. « Il ne faut pas que l’on se perde dans les dédales de concepts qui ne changeront rien. Ce qui m’intéresse ici, c’est le rôle du député en tant que tel. Il se doit d’abord de veiller au respect de la constitution dans le vote d’une loi. Il lui faut ensuite, si un budget est voté, veiller à son exécution de la façon la plus légale qui soit. Enfin il doit faire montre d’une proximité sans faille avec le peuple. A quoi bon constituer une élite pour représenter le peuple si l’on ne tend pas l’oreille à ce dernier ? »

Au-delà du pilote qu’il est, et qui souhaite tant bien que mal-si l’on se réfère à ses discours- faire décoller l’économie sénégalaise, Issa Sall est informaticien de profession. Sa communication verbale donne souvent l’impression qu’il tire à bout portant sur la gestion de ce pays. Mais loin du tirailleur-entendez aussi « tir ailleurs »-ou du cowboy du far west qui agit parfois aveuglément, l’homme se détourne du superflu. Parce qu’informaticien de profession, le concret est comme qui dirait un mot maitre et un maitre mot dans sa démarche.

Aujourd’hui, les militants du P.U.R ont rendez vous avec l’histoire. Sauront-ils faire face à la campagne de « dénigrement médiatique » auquel leur candidat est confronté ? Au Sénégal, plus le journalisme demeure un secteur crucial que d’aucuns aspirent à embrasser, plus la presse se perd dans le labyrinthe de l’horreur médiatique, avec son lot de mensonges, de diffamations et de dérisions. Ce ne sont pas les internautes férus de réseaux sociaux qui diront le contraire, eux qui ne cessent de voir leur « fil d’actualité » sur Facebook pulluler de fake news. A cela s’ajoute les analyses politiques pour ne pas dire polémiques de journalistes de la trempe de Cheikh Yérim Seck, Madiambal Diagne ou encore El Malick Seck, des gens chez qui toute objectivité nécessaire dans ce métier est comme bannie, laissant place à une argumentation truffée d’incohérence et immunisée contre le bon sens. Seule une communication politique digne de ce nom pourrait changer la donne. Les canaux de communication en interne dans ce parti politique sont sans nul doute d’une efficacité rare. Voila pourquoi  ces militants, adeptes de l’unité et du rassemblement, sont tout aussi habitués à s’unir et à rassembler sans efforts.  Et pour ne point se voler la face, il est de tradition que cette campagne électorale exige un message politique en parfaite cohésion avec des valeurs et non des performances, l’époque des fameux « 3 députés pour une participation presqu’improvisée » étant comme dépassée. Et il y’a que le sénégalais est souvent, au-delà du programme politique-celui du P.U.R étant l’un des meilleurs sinon le meilleur qui soit-, plutôt attiré par le profil du candidat en question.

 Dans tous les cas, les dés sont jetés, et il est temps pour Issa Sall de se frayer un chemin. Ne soutenait-il pas vouloir soigner cette entorse qui nuit à la chose politique, désignée par le concept de « djanàba politique » (impureté politique) par le président du parti P.U.R,  pour un ressourcement purificateur ? 

 

Maam Cheikh

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Mais que mijote donc le Maire de Pikine Ablaye Timbo ? En effet, le Parti de l’Unité est du Rassemblement a informé ses militants et sympathisants, il y’a 24 heures, du changement du lieu du Meeting d’ouverture de sa campagne en prélude à l’élection présidentielle de 2019.

Prévue au stade Alassane Djigo de Pikine, ladite rencontre se tiendra finalement au terrain APECSY de Guinaw Rails. Le comble, c’est que ce changement de lieu se justifie par la tenue d’un match de l’AS PIKINE prévu sur place. P.L.N, jeune pikinois et membre actif du parti P.U.R, confie : « Le geste est indigne, et purement politique. Tout pikinois sait que l’ascension du parti PUR dans cette zone dérange le pouvoir. Et il y’a qu’au delà d’une simple accointance, le Maire Timbo est un oncle de Macky Sall. Ce match a été initié par des gens qui savent que notre parti avait prévu d’y faire ce meeting. » Il poursuit : « Le maire s’est même engagé à déployer des forces de l’ordre sur place lorsqu’on lui a suggéré un souci lié d’avance à la sécurité. »

Ayant obtenu le meilleur résultat dans le cadre du PUR aux législatives de 2017, Issa Sall et compagnie comptent bien relever un défi phare demain : réussir un vrai tour de force en mobilisant autant de citoyens sénégalais possible. Wait and see.

 

Maam Cheikh   

L’éthique est une valeur aussi vieille que le monde. Elle est comme une lanterne devant éclairer le chemin souvent parsemé d’embuches de tout vaillant conquérant.

 C’est l’histoire d’Ulysse, ce héros de la mythologie grecque qu’aiment à citer certains amoureux de la littérature. Elle est contée ici par l’une des femmes les plus savantes de sa génération. Universitaire au savoir immense, elle a été, cette année, reléguée au rang de marraine des 48h du département de philosophie de l’U.C.A.D., initiées par un club de jeunes étudiants la surnommant « la lionne du savoir ». Elle ne sut trouver les mots pour les remercier, mais pu quand même leur dire à quel point elle s’est sentie comblée, tout en, à défaut de communication, racontant l’histoire d’Ulysse comme pour évoquer le thème en question.

« A l’image de Spinoza, qui cite l’histoire d’Ulysse pour peindre l’éthique, je vais tenter de vous démontrer à quel point est ce que celle-ci est une valeur sans laquelle la vie n’a nullement de sens. »  En effet, la mythologie illustre la ruse des sirènes, ces belles créatures mi-poisson mi-femme dont le timbre de la voix et les chants suffisaient à attirer les marins et à faire chavirer leurs navires.

« Leurs chants symbolisent la passion », précise la marraine de l’édition. Elle rajoute : « l’éthique ici est représentée par la volonté d’Ulysse de choisir de se mettre de la cire dans les oreilles tout en se faisant attacher, pour éviter de prêter l’oreille, encore moins de se rendre vers ces mystérieuses femmes. »

L’éthique, c’est aussi la capacité de dire non, mais aussi le désir de dire oui à tout ce qui me permet de s’affirmer, en atteste la démarche de ladite marraine.  Cela donne aussi un sens à la présence des lois, avec pour symbole ici tout le corps lié ; une loi qu’on s’est proscrite. 

L’éthique, c’est le fait, selon toujours l’universitaire, d’entendre, d’écouter et de suivre la voix de la raison. Ulysse n’a, selon elle, pas peur des sirènes, mais a préféré emprunter le chemin de la noblesse, afin d’être libre, car qui dit éthique dit forcément liberté.        

Maam Cheikh

Senpresse.com

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